Clémence T. (M1) : « M’initier à la recherche et devenir professeur »
« Au sortir du bac, je suis entrée en classe préparatoire avec l’idée d’intégrer Sciences Po et de devenir journaliste, même si j’hésitais déjà avec l’enseignement ; mes résultats sont restés bons, mais je me suis rendu compte que ce cursus n’était pas pour moi : l’ENS ne m’intéressait pas, la grande pluridisciplinarité de la prépa était plaisante mais pesante – je voulais faire de l’histoire toute la semaine et j’aspirais à une atmosphère de travail plus sereine.
J’ai choisi mon université en tenant compte de cela : Paris IV me permettait d’étudier les quatre périodes de l’histoire en même temps, les thèmes étaient très nombreux et variés et je pouvais en plus garder un enseignement poussé de langue en suivant les cours donnés pour les étudiants de licence d’anglais (littérature, version, thème, comme ce que j’aimais en prépa). Au bout du compte, j’ai beaucoup aimé ces études moins scolaires, plus approfondies : j’ai même eu le sentiment que le monde s’ouvrait enfin. À l’université, l’histoire n’était plus celle des manuels scolaires ; mais celle, écrite par les spécialistes qui la découvrent et viennent nous l’enseigner et transmettre ainsi cette passion qui les fait vivre.
Actuellement, je découvre l’écriture de l’histoire en préparant mon master sur un traité du XVIème siècle qui porte sur le diable, la sorcellerie, la magie… Je vis donc maintenant une véritable initiation à la recherche grandeur nature sur un thème qui m’avait particulièrement marquée en cours. La recherche est une sorte d’aventure : on a la joie de se perdre, dans les sources, dans les ouvrages écrits sur notre sujet, dans nos propres hypothèses même, pour avoir celle plus grande encore de se retrouver et de dégager une vue claire et précise sur ce qui paraissait complètement embrouillé. Le master me donne ainsi une formation historique solide, qui me permettra de passer les concours de l’enseignement ; et comme Paris-Sorbonne a d’excellents résultats chaque année, je ne serais pas mieux ailleurs pour les préparer et devenir professeur, ce dont je rêve. »



